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Affichage : nouveaux modes

Par 20/02/2018 Un commentaire

Longtemps collectionné, souvent considéré comme une œuvre d’art, l’affichage est un moyen de communication encore présent aujourd’hui. Cette pérennité peut être expliquée par le fait que généralement, l’affichage et les campagnes de publicité ont fait couler beaucoup d’encre.

« Les artistes sont des créateurs et les publicitaires des créatifs ».

D’anciennes publicités sont encore dans nos mémoires aujourd’hui. Incitant à agir, à aimer ou à améliorer la notoriété, le graphisme s’associe désormais aux nouveaux modes d’affichage pour offrir des campagnes publicitaires et des expériences toujours plus innovantes. En effet, une annonce commerciale n’est plus exclusivement imprimée. En 1994, l’affichage sous forme de bannière publicitaire voit le jour sur internet, suivie quelques années plus tard par la notion de pop up et d’animations sur le web. Il faut savoir qu’à cette époque jusqu’en 2007, un utilisateur ne poste pas directement ses créations, il est juste témoin de ce que le concepteur a mis en place. C’est ainsi que la notion d’interactivité apparaît. Les marques, en étant présentes sur plusieurs types de supports, cherchent à trouver un véritable échange lors de leur stratégie de communication. Elles ne conçoivent plus pour un canal unique, mais cherchent à être présentes en utilisant la cross-canalité et également les réseaux sociaux. En 2009, l’achat d’espace et de liens sponsorisés sur l’Internet représente 10 % des achats médias des annonceurs (12,3 % pour la télévision, 11.9 % pour la presse). À ce jour, la digitalisation a permis aux marques d’assouvir ce désir d’interaction pour offrir une véritable expérience à leur prospect. L’affichage devient alors digital.

Encore peu utilisé dans l’hexagone, l’affichage digital marque les esprits. Il permet de diffuser des messages personnalisés en fonction des données qu’il reçoit.

Mêlant géolocalisation, reconnaissance faciale, 3D, intelligence artificielle ou bien d’autres technologies innovantes, l’affichage digital peut apporter un rendu intéressant, personnalisé, voire ludique.

Mais ce que nous retenons, c’est que la campagne de publicité est plus facilement mémorisée. Ces méthodes sont couramment utilisées lors de campagnes de sensibilisation. Prenons deux exemples en Espagne ayant marqué les esprits. La première met en lumière les nombreux problèmes de pollution de Madrid. Placardées au bord des autoroutes, les grandes affiches digitales affichent la pollution en temps réel, à l’aide de capteurs. Le principe est simple, mais efficace et réfléchi. En effet, un enfant est placé en protagoniste et s’agite en fonction du degré de pollution. Plus la pollution est élevée, plus ce dernier s’agite, tousse, voire s’étouffe. Le but est de sensibiliser aux problèmes de pollution des grandes villes et au souci d’asthme qui touche particulièrement les petits. Deuxième campagne marquante, un affichage abribus 2D utilisant le principe de l’imagerie lenticulaire, dénonçant la brutalité sur les enfants pour le compte de l’association ANAR, association d’aide aux enfants maltraités. Le principe est innovant. Au-dessus d’un mètre quarante, les adultes voient une publicité classique, avec un visage d’un petit garçon, le logotype, et le slogan “Parfois, la maltraitance n’est visible que par les enfants qui en sont les victimes ».

En dessous de cette taille, les enfants voient le même petit garçon rempli d’hématomes, le message est plus clair puisqu’il donne le numéro d’intervention. Souvent, les affiches innovantes sont utilisées à des fins de promotions. C’est l’exemple de JCDecaux, en Australie, qui, pour faire la promotion du nouveau film Batman vs Superman, propose aux passants de les transformer en un super héros préféré. Ou encore Netflix, lançant la première campagne en gifs animés, évoluant en fonction de l’actualité ou de la météo. Autre exemple, les bains de Budapest équipent les abribus de lunettes de réalité virtuelle pour rentrer en immersion dans leurs bains. Dans les abribus toujours, The Walking Dead fait la promotion de sa nouvelle saison en réalité augmentée, procédé qui permet de lier le monde réel et des interfaces numériques et permet de pouvoir interagir entre les deux. Le musée d’art contemporain de Chicago, lui, propose une affiche à gratter, voulant de l’inédit pour se faire connaître. Innovation supplémentaire, l’agence Jetblue pousse les new-yorkais à arracher leur affiche pour gagner des billets d’avions, encore faut-il oser se balader dans les rues avec une affiche. L’astuce est innovante et amène le phénomène du bouche à oreille. Pour s’éloigner de la digitalisation de la publicité, le secteur de la mode aime se positionner directement dans la rue, c’est “l’affichage sauvage”. Ce procédé a été remarqué pendant la Fashion Week, des affiches étant présentes sur de nombreux lieux parisiens.

Les annonceurs recherchent une différenciation, pour entrer en lien avec le consommateur, lui offrir une expérience et engendrer une mémorisation de la marque. Pour cela, l’ingéniosité est la clef d’une réussite stratégique. Cet aspect esthétique est en adéquation avec l’arrivée du web et la digitalisation.

Les grandes innovations progressent constamment avec les évolutions technologiques, les marques doivent être en position de précurseur pour créer davantage le buzz.

Le principe du graphisme d’interface sur le web a des points communs avec la conception d’une affiche, le visuel étant la première chose perçue.

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